La première bande-annonce ressemblait à une erreur.
Pas de vol. Aucune construction lumineuse. Juste des vibrations de drame policier crasseuses qui ont amené les fans à se demander si DC Studios avait accidentellement lancé True Detective avec une touche spatiale. C’était mort. Sans vie, même. Où était l’espoir ? Où était le pouvoir émeraude pour lequel nous avons signé ?
Puis cette semaine.
Le changement d’humeur a été instantané. Les nouvelles images de Lanterns sont imprégnées de la couleur exacte qu’elles étaient censées avoir dès le premier jour. Un vert vif, vif et indéniable. Il s’avère que le projet n’abandonne pas son identité fondamentale : il attendait juste de montrer sa main.
Nous obtenons ici un véritable spectacle de super-héros. Kyle Chandler intervient dans le rôle du flic vétéran Hal Jordan, l’air fatigué mais prêt, tandis qu’Aaron Pierre apporte de l’énergie dans le rôle de la recrue Lantern John Stewart. En fait, ils portent les uniformes. En fait, ils volent. Les bagues brillent avec intention plutôt que de ressembler à des bijoux accessoires. Même le langage visuel passe des ombres noires à la lumière cosmique.
Il y a un mystère, ne vous méprenez pas. Cela divise la chronologie en plein milieu.
Une piste atterrit en 2016 au Nebraska. Une fusillade extraterrestre donne le coup d’envoi. Grave, ancré, déroutant. L’autre saute à 2026. Cette partie fait suite au film Superman de James Gunn de l’année dernière. C’est un espace de suite.
Attendez. L’ont-ils confirmé ? Oui.
Nathan Fillion apparaît comme Guy Gardner. La lanterne farfelue du récent film Superman rejoint la mêlée. C’est un lien direct avec l’univers plus large plutôt qu’une histoire cloisonnée. Cela soulève des questions sur le montant du crossover que DC s’engage actuellement. Verrons-nous plus d’intégration ? Peut être. L’équipe showrunner semble décidée à mélanger les tons.
La programmation créative est lourde. Chris Mundy a apporté la sensibilité d’Ozark. Damon Lindelof ajoute sa narration de type boîte à puzzle. Tom King injecte la rigueur narrative de la bande dessinée. James Gunn et Peter Safran supervisent tout.
Les joueurs de soutien incluent Laura Linney, Kelly Macdonold et Ulrich Thomsen qui reviennent sous le nom de Sinestro. On ne peut s’empêcher de remarquer la densité des talents ici.
« Ring-worthy » est plus qu’un slogan : c’est le seuil du pouvoir lui-même.
La série de huit épisodes commence le 16 août et sera diffusée sur HBO et Max.
Alors, la couleur arrange tout ? Probablement pas. Une bande-annonce est une bande-annonce. Il montre le vol et la lueur, mais rarement le dialogue ou le rythme qui fait ou défait une série.
Mais c’est un début.
